THIERRY EN T1, PHILIPPE EN T2. LES FRÈRES LEFÈVRE VIVENT LEUR PREMIÈRE ANNÉE À LA TÊTE DE PREMIÈRES, À WITRY. ILS ANALYSENT LA SAISON.

  • Journaliste dans nos colonnes, Thierry Lefèvre est aussi l’entraîneur de Witry. Après une expérience de T2 à Vaux-sur-Sûre, c’est sa première pige en tant qu’entraîneur principal. Un saut qu’il a effectué en famille puisque son T2 n'est autre que son grand frère, Philippe Lefèvre.

 

Thierry et Philippe Lefèvre, comment analysez-vous cette première sur le banc avec Witry ?

Philippe : on espérait un classement supérieur. Mais l’équipe a été minée par les blessures et les absences, ce qui explique notre position. Par exemple, notre buteur Éric Van Acker a été blessé pendant deux mois, Julien Besseling l’a remplacé et a marqué avant d’être out aussi.

Thierry : Enrichissante, par le fait de mettre en place un système de jeu, de faire progresser les joueurs. Et frustrante car on n’a pas su aller au bout de ce qu’on voulait mettre en place. Mais on est en apprentissage, on a réussi des coups et commis des erreurs, comme être trop gentil avec certains, ce qui a peut-être coûté des points.

Si vous devez retenir un point positif, quel serait-il ?

Ph. : La victoire contre Namoussart, c’est notre match le plus abouti, le seul au complet. Avec cette équipe-là toute la saison, on pouvait viser la 6e ou 7e place.

Th. : Le 2-2 face à Mellier, car on remonte deux buts. Si l’aspect du jeu m’intéresse, le mental est essentiel aussi. Et on a encore du progrès à faire à Witry.

Un point négatif ?

Ph. : Le 5-0 à Mellier et c’était déjà le score à la pause, une faillite collective.

Th. : Ne jamais avoir su composer l’équipe que nous avions mise en place avec les transferts.

Un duo de frères à la tête d’une équipe, c’est un avantage ?

Ph. : Oui, pour la discussion par exemple, on passe beaucoup de soirées à discuter tactique, à analyser. C’est plus facile de dire à mon frère que son idée est mauvaise qu’à un autre.

Th. : On savait dès le début qu’on voulait être ensemble, on partage la même culture du foot. On aime le beau jeu, notre tactique tend vers cela. Même si on joue dans la 2e partie de tableau, « ’ piter et arracher des jambes » ne nous intéresse pas.

Chez votre frère, quel est l’aspect que vous lui enviez ?

Ph. : Ah ah, allez, vas-y en premier (rire)…

Th. : Il a plus de patience, il a suivi des cours, alors que je suis plus à l’instinct.

Ph. : Je dirai son expérience de jeu.

Il arrive, comme contre Vaux, que le T1 monte au jeu. Comment vous arrangez-vous ?

Th. : Dans ce cas, je suis joueur et Phil coach. Une fois la pause, je reprends ma veste d’entraîneur. C’est toujours mon frère qui décide si je dois rentrer ou non.

C’est parfois difficile entre frères. Avez-vous déjà eu des mésententes cette saison à cause du foot ?

Ph. : Non, jamais, quand je donne mon avis, il en prend compte. Et c’est clair entre nous que c’est Thierry qui prend la décision finale au besoin.

Th. : C’est surtout un plaisir de partager une passion. On attendra le titre en Jupiler League pour ça, Phil est Anderlechtois, je suis Standardman. Mais mon frère n’est pas le Hasi de Witry (rires).