Je n’étais pas présent au match de dimanche, mais les nombreux témoignages reçus depuis dépassent l’entendement. D’ailleurs, si les forces de l’ordre se sont déplacées en aussi grand nombre, c’est parce que les appels en provenance du stade de Toernich se multipliaient.

« Comme tant d’autres personnes, j’ai été choqué. Profondément choqué, parce que là, on a dépassé les bornes», confie André Detaille, ancien joueur de la période glorieuse d’Houffalize.

À juste titre, celui-ci ne masque pas sa colère à l’égard de ces quelques «énergumènes» qui ont mis le feu aux poudres durant le match déjà, mais qui ont, surtout, ému les plus jeunes, les gamins, jusqu’aux larmes.

«Oui, j’ai vu des gamins désemparés, par ailleurs d’excellents footballeurs», assure André Detaille.

Les incidents s’étant produits après le match, aucun rapport d’arbitre n’a été dressé. C’est maintenant à la Justice de suivre son cours.

Le club de Toernich, lui, a pris les devants et décidé de se séparer de plusieurs joueurs. Et dans le camp adverse? Le correspondant qualifié nous assurait, lundi, qu’il n’y aurait pas de suite. Espérons que Rachecourt ne joue pas avec le feu, car il serait trop facile de se voiler la réalité. Certains éléments là-bas n’ont pas leur place sur un terrain de football. Ce ne sont pas en effet des joueurs de Toernich qui se sont acharnés sur l’un de leurs équipiers pour lui briser le nez…

Pas question, bien sûr de jeter l’opprobre sur ces deux clubs, où l’on cultive aussi les vraies valeurs du sport. Mais en ces temps où une certaine forme de peste ressurgit un peu partout dans notre société, qu’elle se nomme racisme ou xénophobie, évitons tout de même que les instances du football ne doivent recourir à des pelotons de Casques bleus dans nos stades.

Dans ce contexte, la mission des arbitres s’avère capitale. De grâce, puissent-ils bien tendre l’oreille quand des propos blessants sont lancés par un acteur ou même un spectateur. Et que ces auteurs soient alors sévèrement réprimés par les autorités compétentes. De sorte qu’à Toernich comme ailleurs, certains ne soient pas victimes du délit de sale gueule. Et croyez bien que sur ce sujet, il convient constamment de remettre l’ouvrage sur le métier!